La pharmacie est l’un des rares points de vente où ce que vous pouvez exposer et comment l’annoncer est limité par la loi. La frontière entre «médicament» et «parapharmacie» détermine ce qu’il est légal de montrer au public — et la franchir peut coûter une sanction. Connaître la ligne n’est pas de la bureaucratie : c’est ce qui vous permet de concevoir une PLV puissante et, en même temps, conforme.
Ce guide résume le cadre qui régit la publicité sur le point de vente pharmaceutique. Chez Atamark, nous fabriquons de la PLV pour la pharmacie depuis 14 ans et nous concevons toujours dans les limites de ce que la réglementation permet.
⚠️ Avertissement : cet article est informatif et de vulgarisation, pas un conseil juridique. La réglementation évolue et son interprétation dépend du cas. Avant une action concrète, vérifiez la réglementation en vigueur et consultez votre conseil réglementaire ou l’Ordre des pharmaciens.
1. La règle mère : médicament n’est pas parapharmacie
Tout le cadre tourne autour d’une distinction : le produit est-il un médicament ou non. La publicité des médicaments auprès du public est fortement régulée dans toute l’UE par la Directive 2001/83/CE (code communautaire des médicaments à usage humain). Ce qui n’est pas médicament —cosmétique, dermocosmétique, dispositifs médicaux, compléments alimentaires, hygiène— relève de sa propre réglementation, bien plus permissive en matière de communication.
Avant de concevoir toute PLV, la première question est donc toujours : qu’est-ce que j’expose, légalement ?
2. Médicaments sur ordonnance : publicité au public interdite
Les médicaments soumis à prescription médicale ne peuvent pas être publicités auprès du public. C’est une interdiction claire (Directive 2001/83/CE, art. 88 ; en France, Code de la santé publique). Concrètement, il ne peut y avoir de PLV destinée au consommateur faisant la promotion d’un médicament de prescription : ni présentoir, ni affiche, ni accroche. La communication de ces produits ne peut s’adresser qu’aux professionnels de santé, par des canaux spécifiques.
3. Médicaments sans ordonnance (OTC / grand public) : autorisé, sous conditions
Les médicaments non soumis à prescription et non remboursés admettent bien la publicité auprès du public, mais sous conditions strictes :
- Le message doit être véridique, non trompeur et identifiable comme publicité.
- Il ne peut pas suggérer que le produit guérit à coup sûr, qu’il est sans effets indésirables ou supérieur à un traitement.
- Il ne peut pas s’adresser exclusivement aux enfants ni utiliser indûment des témoignages de professionnels ou de célébrités.
- En France, la publicité grand public des médicaments OTC est soumise à un contrôle a priori de l’ANSM (visa de publicité).
Pour la PLV cela signifie : oui, vous pouvez faire un présentoir d’un antigrippal OTC ou d’un antalgique grand public, mais le contenu du message doit respecter ces règles. Le design est libre ; le claim, non.
4. Parapharmacie, dermocosmétique, dispositifs et compléments : liberté (avec nuances)
C’est le gros de la PLV de pharmacie, et là où il y a liberté de communication de marque. Mais chaque catégorie a sa propre règle :
- Cosmétique et dermocosmétique (Règlement UE 1223/2009) : liberté de marque, mais interdiction d’attribuer des propriétés thérapeutiques ou curatives. Une crème «hydrate», elle ne «guérit» pas.
- Dispositifs médicaux (Règlement UE 2017/745, MDR) : marquage CE obligatoire ; les claims doivent correspondre à la finalité prévue.
- Compléments alimentaires (Directive 2002/46/CE) : ne peuvent attribuer de propriétés de prévention, traitement ou guérison de maladies ; les allégations de santé doivent être autorisées.
En résumé : en parapharmacie vous pouvez mettre la marque en avant, créer de l’expérience et communiquer fort, à condition de ne pas transformer un cosmétique ou un complément en faux médicament.
5. Règles transversales de la PLV en pharmacie
- Ne pas inciter à la consommation irrationnelle de médicaments.
- Ne pas confondre les catégories : la PLV ne doit pas faire passer un cosmétique ou un complément pour un médicament.
- Séparation visuelle entre la zone de délivrance des médicaments et celle de vente libre.
- Identifiable comme publicité lorsque c’en est une.
6. Tableau récapitulatif : que pouvez-vous exposer
| Catégorie | PLV au public ? | Clé |
|---|---|---|
| Médicament sur ordonnance | Non | Publicité au public interdite |
| Médicament OTC / grand public | Oui, sous conditions | Claim régulé, non trompeur (visa ANSM) |
| Dermocosmétique / cosmétique | Oui | Sans claims thérapeutiques |
| Dispositif médical | Oui | Marquage CE, claim selon finalité |
| Complément alimentaire | Oui | Sans claims de guérison ; allégations autorisées |
📖 Une fois clair ce que vous pouvez exposer, choisissez le format : Types de présentoirs PLV pour la pharmacie →
Cadre légal de référence
- Union européenne : Directive 2001/83/CE (code communautaire des médicaments à usage humain), Titre VIII sur la publicité.
- France : Code de la santé publique (articles L.5122-1 et suivants). La publicité grand public des médicaments est soumise au contrôle de l’ANSM (visa de publicité).
La réglementation spécifique et son interprétation évoluent ; ce résumé ne remplace pas la vérification légale de chaque action.
Foire aux questions
Puis-je faire un présentoir pour un médicament sans ordonnance ?
Oui. Les médicaments non soumis à prescription (grand public) admettent une PLV destinée au public, à condition que le message soit véridique, non trompeur, identifiable comme publicité et n’attribue pas de sécurité ou d’efficacité absolues. En France, le visa de l’ANSM peut être requis. Le design est libre ; le claim est régulé.
Pourquoi ne puis-je pas promouvoir des médicaments sur ordonnance en linéaire ?
Parce que la réglementation européenne et nationale interdit la publicité au public des médicaments soumis à prescription. Leur communication ne peut s’adresser qu’aux professionnels de santé. Toute PLV destinée au consommateur de ces produits serait illégale.
Une crème de dermocosmétique peut-elle dire qu’elle «guérit» ?
Non. Les cosmétiques ne peuvent attribuer de propriétés thérapeutiques ou curatives ; cela les transformerait légalement en médicaments. Ils peuvent communiquer des bénéfices cosmétiques (hydrater, protéger, améliorer l’aspect), mais pas guérir des maladies.
Nous concevons votre PLV de pharmacie dans les règles
Chez Atamark, nous connaissons les règles du canal pharmacie et concevons une PLV puissante et conforme : nous mettons en avant ce qui peut l’être et évitons ce qui ne le peut pas. Dites-nous quel produit vous voulez exposer et nous vous proposons une solution qui vend sans franchir la réglementation.
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